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École de Culture Générale |





Activités culturelles 2009 - 2010
« Le Général Guisan monte en grade » : théâtre-musical
Cette pièce fut présentée au Festival du Vully durant l' été 2008.
Les scènes lyriques illustrent les propos tenus par les comédiens et situent la pièce dans son contexte historique.
La pièce alterne moments d' humour et de gravité, restitutions historiques et interprétations de l' auteur avec un souci constant d exactitude par rapport au personnage du Général Guisan et à l' Histoire.
Elle restitue Henri Guisan dans toute sa dimension humaine, avec aussi ses erreurs &
Mercredi 16 septembre: 1ère année
« Le Château » de Franz Kafka
Nuithonie. Interprétation : la Compagnie Pasquier-Rossier
Un arpenteur prétend avoir été convoqué par le châtelain afin de mesurer la propriété et de fixer le cadastre. Mais personne, dans ce château occupé par une bureaucratie hostile, n’a envoyé de convocation. On lui signifie clairement qu’on n’a pas besoin de lui. L’arpenteur, K., ne peut partir comme ça, maintenant qu’il est là, il commettrait une faute. Il cherche avec obstination le moyen de rencontrer cette administration afin d’être réaffecté. Malgré tous les moyens employés, cela s’avère impossible. Tout le cheminement de cet arpenteur va en fait le faire reculer. Rejeté, il sombre dans une « étrangeté » qui l’empêche de s’intégrer au sein de la société, tout comme d’accéder aux hauteurs du Château.
Comme sur les cases d’un jeu de l’oie géant, K. partira du départ (entrée du village) et tentera de parvenir à l’arrivée (Château). Ce jeu de hasard ressemble au labyrinthe dans lequel K. est prisonnier et qui ne lui laisse aucune prise sur son destin.
Visuellement, nous assisterons à un chassé-croisé de personnages empêchant K. d’atteindre son but, comme happé par un tourbillon.
Bref, un sentiment curieux, mêlé de malaise et de drôlerie, de désespoir et de cocasserie, proche du cauchemar que tout un chacun a pu ressentir une fois dans sa vie, sera au menu de ce Château
Jeudi 15 et vendredi 16 octobre : 2ème et 3ème année
« Œdipe roi » de Sophocle, suivi de « Jocaste reine » de Nancy Huston
Théâtre des Osses. Mise en scène : Gisèle Sallin
« Œdipe roi »
La peste dévaste Thèbes. Si cette malédiction s’est abattue sur la cité, c’est que l’assassin de l’ancien roi, Laïos, souille le royaume de sa présence. Œdipe s’engage auprès de son peuple à découvrir le coupable et à le chasser. L’enquête commence et, peu à peu, les éléments le désignent comme seul responsable. Il apprend qu’il a tué son père, Laïos, et épousé sa mère, Jocaste. En apprenant la vérité, Œdipe se crève les yeux.Œdipe roi est l’un des chefs d’œuvre du répertoire théâtral. La pièce sera interprétée dans une version intime et dans la traduction limpide de l’helléniste suisse André Bonnard.
Œdipe roi sera étudié dans chaque classe de 2ème et 3ème année pendant les cours de français.
« Jocaste reine »
« ... peu à peu des mots de Jocaste ont commencé à résonner dans le silence, son corps s’est mis à occuper mon corps, son drame est devenu le mien. Je me suis dit qu’il n’était pas seulement possible mais important d’entendre, enfin, l’autre versant de cette histoire célèbre : ce qui se disait, non pas sur le parvis du palais, en public, mais dans l’intimité des chambres, des cuisines, des coulisses. Et sans rien changer aux événements de l’histoire d’Œdipe, j’ai vu son sens se transformer du tout au tout » Nancy Huston
« 3h30 ce matin. Une fois de plus, le sommeil ne veut pas de moi. Une pluie régulière et abondante caresse le silence de la nuit... Barbara. Insomniaque, elle aussi. A écouter la nuit, et ses voix intérieures. Barbara la passion. Barbara la tendresse. Barbara la déchirure.
Elle est dans ma vie depuis la fin de mon adolescence. Voix, musique, mots, visage, fine silhouette noire, tout delle mhabite, et ne ma pas quitté, depuis mes 17 ans...
Je lai vue sur scène. Une fois. Il y a bien longtemps. Jamais je noublierai sa présence fulgurante, frissonnante, son émotion à fleur de peau, son humour décapant, ses façons quelle avait de memmener à lintérieur delle-même, dans son univers poétique qui se fondait si complètement au mien.
Alors oui, je veux rendre hommage à cette artiste qui ma réellement parlé à travers sa vie, sa vie en chansons. Hommage pour la faire entendre encore, pour quon la découvre ou quon ne loublie pas. De femme à femme, en toute humilité. »
Véronique Mermoud
« Œdipe roi » sera présenté le matin, « Jocaste reine » l’après-midi 2, 3, 10, 11 et 12 novembre 2009 : 2ème et 3ème année
Looking for Eric : film de Ken Loach
Postier à Manchester, Eric Bishop n’a pas le moral. A la maison, ses deux beaux-fils se moquent de son manque d’autorité et préfèrent frayer avec de petits caïds locaux. Sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur. Avec beaucoup de regrets, Eric songe à son premier grand amour, Lyli. Il prête à peine attention aux efforts que font ses collègues de travail pour lui redonner le sourire. Un soir, Eric s’adresse à son idole, placardée sur le poster géant de sa chambre. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ? Eric est persuadé que le King Eric Cantona peut l’aider à reprendre sa vie en mains.
De veine plus légère, ce film n’est qu’un moyen de creuser ce qui intéresse le réalisateur : les conditions d’existence de la classe ouvrière. La personnalité d’Eric Cantona n’écrase pas les autres personnages. Ceux-ci peuvent déployer une existence autonome. Sur leur Olympe, les dieux du stade ne voient pas ce que vivent les gagne-petit qui se contentent de suivre leurs exploits au pub (prix exorbitant des billets oblige). Le film est donc l’occasion d’aller faire un tour dans ces existences épineuses, dans ces intérieurs miteux. Le réalisateur fait évoluer les anonymes.
Ce film tonique développe une belle réflexion sur la gestion de son image personnelle (au firmament des stars comme au bas de l’échelle sociale). Car c’est bien de cela que souffre le principal protagoniste : de son incapacité à se défaire de l’image de raté qu’il projette.
Vendredi 18 décembre : 1ère, 2ème et 3ème année
Allume la rampe, Louis !
Odile adore parler, autrement dit c’est une sacrée « batoye ». Ses amis l’encouragent à monter sur les planches... ce qu’elle accepte. Odile ? C’est Anne-Marie Yerly, comédienne originaire de Treyvaux. En collectant des histoires terriblement tristes ou terriblement drôles, elle dresse une fresque colorée des us et coutumes du canton de Fribourg avant mai 68. Avec l’accent du cru, elle donne vie à une foule de personnages.
Né d’improvisations, ce spectacle est repris dans le cadre d’anniversaire, histoire de savourer ces moments d’humour profondément inscrits dans nos zygomatiques !
9, 23 et 24 février : 1ère année
Gran Torino : film de Clint Eastwood
Vétéran de la guerre de Corée, Walt Kowalski vient de perdre son épouse. Dans son quartier, où se sont installés des immigrants venus d’Asie, il fait désormais figure d’anomalie et mène, en atrabilaire coupé de tous – famille, amis ... – une existence solitaire, où seuls comptent sa chienne, son fusil d’assaut et la Ford Gran Torino sur laquelle il veille jalousement. Un jour, Tao, le fils de ses voisins, tente, sous la pression d’un gang, de lui voler sa voiture. Walt tient tête aux voyous et devient le héros du quartier ...
La continuité du personnage interprété habituellement par Clint Eastwood pourrait s’avérer trompeuse et ne saurait être comprise comme le simple décalque d’une figure connue. En se dressant contre le sort injuste réservé à Tao comme à sa famille, le héros, contre toute attente baisse les bras, laisse tomber ses automatismes de réactionnaire grincheux et s’engage dans un double pari : miser sur la jeunesse, ses promesses et ses ressorts, comme sur la diversité de l’Amérique.
Vendredi 12 février 2010 : 1ère, 2ème et 3ème année
Festival International du film de Fribourg
Du 15 au 19 mars 2010 : 1ère année
Théâtre de l’ECGF : interprété par les élèves
Fin avril, début mai : pour tous
